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lundi 19 mai 2008

classe II

¨ Définition de la classe II :

Les malocclusions de classe II représentent l’anomalie dento-squelettique la plus fréquemment rencontrée, dues à une position trop postérieure de la mandibule d’après Ballard.

Aujourd’hui grâce aux progrès de la céphalométrie, et en particulier aux renseignements apportés par l’analyse architecturale de Delaire, nous savons que les caractéristiques squelettiques des divisions 1 et 2 sont complètement différentes :

Dans la classe II division 2, la mandibule est soit normale soit hyperdéveloppée exceptionnellement hypodéveloppée et le comportement musculaire est particulier. En revanche dans la division 1, la mandibule dans la majeure partie des cas est hypodéveloppée donc c’est la rétrognathie mandibulaire appelée de nos jours : rétromandibulie. Ce sont elles que nous étudierons.

Nous devons savoir que le décalage des bases osseuses (ANB) qui existe dans la classe II peut être du à plusieurs facteurs soit :

- Un positionnement antérieur du maxillaire.

- Une rétromandibulie

- Une interaction des deux facteurs précédents.

- Un défaut de croissance mandibulaire

Nous voyons donc qu’il y a lieu d’être très éléctique et ne pas tomber dans le méme piège que nos prédécesseurs, dont la seule thérapeutique était la propulsion.

¨ Classification d’Angle :

Au début du siècle, Angle a donné une classification qui permet de décrire les relations d’arcades dans le sens antéro-postérieur, qui est basée sur les rapports d’occlusion des faces vestibulaires des dents de six ans dans le sens Sagittal en intercuspidation maximale. Elle ne s’applique pas en denture mixte et doit être complétée par les rapports d’occlusion antéro-postérieure au niveau des incisives centrales supérieures et inférieures

Jusqu'à cette date, des classifications avaient été proposées qui ne tenaient compte que des relations interincisives, plusieurs auteurs ont émis leurs opinions sur cette classification qui a été critiquée surtout pour l’absence de la prise en compte des sens vertical et transversal et la variabilité de l’occlusion normale entre dentures temporaire, mixtes et permanentes et pourtant elle perdure parce que d’une part elle est commode et d’autre part indépendamment du fait que la classification d’Angle ne constitue pas un diagnostic , les deux tableaux cliniques décrits par celui-ci (Cl II div.1 et div. 2 ) correspondent à deux types cliniques parfaitement observés et qui méritent d’être conservés .Les différentes classes sont :

_ La classe I : la dent de 6 ans inférieure est mésialée d’une demi cuspide par rapport à son antagoniste supérieure en conséquence la canine inférieure est mésialée d’une demi dent par rapport à la canine supérieure.

Ceci constitue ce que l’on appelle : une occlusion engrenante.

_ La classe II : elle est caractérisée par une mésio-position des premières molaires supérieures par rapport au premières molaires inférieures, et le plus souvent, il y a augmentation du surplomb incisif. Il existe deux variantes qui sont :

* La classe II division 1

* La classe II division 2

_La classe III : au niveau molaire, mésioclusion plus ou moins marquée des premières molaires inférieures. Au niveau du secteur antérieur inversée ou non.

* La classe II division 2 :

C’est une malocclusion cliniquement décelable, strictement héréditaire, déjà visible en denture temporaire et s’installe après évolution des incisives centrales permanentes, cette forme clinique est une compensation naturelle de la classe II div. 1. Elle est caractérisée par une linguo-version des deux, trois ou quatre incisives supérieures avec surplomb diminué et des relations molaires de classe II.

Le dépistage de cette malocclusion se fait au cours de l’examen des arcades et sur T.L.R en fonction de la situation des incisives centrales supérieures par rapport au plan facial cutané (Nasion cutané- pogonion cutané)

Il existe trois formes cliniques :

1. Forme 1 : la plus fréquente, on note une classe II squelettique avec une classe II molaire, une linguo-version des deux incisives centrales supérieures et une vestibulo-version apparente des incisives latérales sup. ainsi qu’une supraclusion

2. Forme 2 : On a une linguo-version des trois incisives ou quatre incisives supérieures, les canines sont éctopiques en position vestibulaire ou incluse en position palatine à laquelle s’ajoute une supraclusie.

3. Forme 3 : Occlusion en couvercle de boite, ce sont les cas les plus sévères avec linguo-version du groupe incisivo-canin et supraposition des canines ; la courbe de Spee maxillaire est inversée et la supraclusie bimaxillaire très prononcée.