I'm back!

Bonjour à toutes et à tous
Je suis revenue
Aujourd'hui j'ai 10 ans d'exercice au sein de mon cabinet
Plus le temps de travailler sur le blog depuis des années jusqu'à avoir oublié que je l'avais !
On va essayer de partager un peu inchallah
Restez chez vous bien confiné
Le dentiste est le plus exposé au virus corona et le cabinet dentaire constitue un point majeur de diffusion de la maladie
Nous devons prendre nos précautions
Prenez soin de vous
♥️






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lundi 26 février 2007

colloque sur les anomalies fonctionnelles (6)

Les parafonctions Le bruxisme : Définition : Le bruxisme est un symptôme siégeant au niveau des dents, du parodonte, des muscles masticateurs, des ATM et du système nerveux. Il se caractérise par une mise en contact forcée et fréquente avec serrement persistant et répétitif pathologique des dents qui met en jeu des contractions inconscientes des muscles masticateurs en dehors de la fonction physiologique (mastication, déglutition). Retentissement sur la sphère oro-faciale : Chez un bruxomane on retrouve souvent les séquelles suivantes : Au niveau des dents : Facettes d’usures : les facettes d’usure de bruxisme se caractérisent par leur situation en dehors des zones de contact fonctionnel. Elles vont par deux c à d qu’il existe une concordance géométrique entre les facettes d’usures d’une dent et de son antagoniste. Les effets du bruxisme ne se limitent pas sur les dents naturelles mais également chez les porteurs de prothèses, on peut voir nettement l’usure des dents artificielles. _ Hypersensibilité : Il existe 4 degrés d’usure des surfaces dentaires Degré 1 : abrasion de l’email seul. Degré 2 : abrasion de l’email et de la dentine. Degré 3 : abrasion de dentine. Degré 4 : abrasion de dentine jusqu’à la découverte de la pulpe. _ Fêlures et fractures. _ Grincement des dents qui constitue un élément de diagnostic _ Mortification pulpaire se voyant plus fréquemment sur les incisives. Ce sont les microtraumatismes circulatoires transmis au niveau de l’apex ou par infiltrations bactérienne dans une fêlure qui sont le plus souvent mis en cause. Au niveau du parodonte : _Essentiellement une hypertrophie compensatoire tel l’épaississement de l’os alvéolaire. _Epaississement de l’espace desmodontal. _Parodontolyses et mobilité et déplacements dentaires favorisés par une hygiène défectueuse. Au niveau des muscles masticateurs : _Hypertonie musculaire vu l’absence de détente entre deux contacts occlusaux. _Limitation de l’ouverture buccale surtout au réveil lorsque le patient souffre d’un bruxisme nocturne. _Spasmes musculaires douloureux comme pour le masséter, le temporal et le ptérygoïdien _Hypertrophie du masséter et du temporal. Au niveau des ATM : _ADAM. _Altérations de mouvements mandibulaires _Bruits et craquement articulaires. _Algies Traitement : _Ajustement occlusal avec remodelage pour supprimer les déséquilibres occlusaux. _Replacement orthodontique des dents ayant subies des migrations. _Exercices de décontraction pour diminuer le stress et la douleur. _Gouttière occlusale qui constitue une barrière contre le grincement dentaire. Le tic de succion Définition : La succion -des doigts en général et celle du pouce en particulier est une habitude parafonctionnelle nocive et déformante. L’impact sur le développement maxillo-alvéolo-dentaire dépend de sa durée, son intensité et sa fréquence. La succion peut durer quelques minutes ou plusieurs heures avant de se coucher par exemple et durer pendant la nuit, en cas de colère ou de déception. Il s’agit d’un comportement normal dans les deux premières années, il correspond au réflexe de préhension labiale déclenché par le passage de n’importe quel objet au voisinage des lèvres. Il dure environ 2 h/ 24 h avec des séquences de quelques minutes. De 2 à 5 ans, la succion du pouce peut persister après la petite enfance au coucher ou en cas de fatigue ; cependant elle peut apparaître à cet age ce incrimine une origine émotionnelle. De 6 à 12 ans, la persistance de cette parafonction est signe d’immaturité et de privation affective. Il existe plusieurs variantes de la succion des doigts : Celle du pouce la plus fréquemment rencontré. Celle de 2 doigts l’index et le médius la paume de la main dirigée vers l’extérieur ce qui crée des forces très malformatives. Celle de plusieurs doigts avec macération d’un linge. Retentissement sur la face : § Proalvéolie supérieures. § Une classe II division 1. § Une rotation postérieure de la mandibule. § Une rétromandibulie. § Une micromandibulie. § Béances antérieures § Des malocclusions Traitement : La méthode de motivation : Avant toute prise en charge, il faut obtenir l’accord du patient. La motivation du patient par approche psychologique en ayant un contrat moral avec lui et lui faire comprendre que cette mauvaise habitude peut le rendre « laid » avec des dents « pas belles » La méthode du calendrier : lui tracer un tableau avec les jours du mois et y dessiner un soleil chaque matin qu’il n’y a pas eu de succion et un nuage dans le cas contraire. Détourner son attention à chaque fois qu’il suce son pouce ou aie envie de le faire à l’aide de jeux ou de jouets qu’il préfère. La méthode du cadeau : le recevoir après une courte durée d’arrêt puis une autre après une période plus longue. NB : Les parents jouent un rôle prépondérant dans les phases du traitement et de motivation, il faut qu’ils soient aussi convaincus que leur enfant pour pouvoir l’encourager à abandonner le tic déformant. Méthode par appareillage : Le patient, par le tic de succion, veut retrouver le plaisir de succion de la première enfance ; c’est pour cela qu’une simple plaque palatine amovible ou soudée sur deux bagues molaires pour isoler le pouce du palais et de la langue et faire oublier à l’enfant « le goût du pouce » ¨ Il existe bien d’autres méthodes mais qui sont traumatisantes et que l’enfant supporte mal ces dispositifs entre autres : Grille antipouce Les bandages du bras pour éviter la flexion du coude et empêcher par conséquent l’arrivée de la main vers la cavité buccale. Sparadrap autour du pouce ou encore anneau grillagé autour de celui-ci. Ces méthodes sont peu à peu abandonnées. Le tic d’interposition, aspiration et mordillement de la lèvre inférieures Définition : C’est une habitude déformante responsable de plusieurs dysmorphoses souvent associée à une déglutition atypique elle est la conséquence de la persistance anormale de la succion déglutition. La lèvre inférieure est interposée derrière les incisives en exerçant une force musculaire importante sur les incisives inférieures en les lingualant. Ce tic associe souvent l’interposition, l’aspiration pouvant provoquer des lésions au niveau de la face interne de la lèvre inférieure ainsi que le mordillement qui peut laisser des marques sur le versant muqueux de la lèvre inférieure. Retentissement sur la face : ¨ Proalvéolie supérieure. ¨ Rétroalvéolie inférieure. ¨ Infraclusion ou béance antérieure. ¨ Rétroposition de la mandibule qui s’installe suite à la diminution de l’activité du ptérygoïdien externe qui intervient sur la croissance mandibulaire. ¨ Diapneusie au niveau de la face interne de la lèvre inférieure due à l’aspiration. ¨ Empreintes des bords libres des incisives supérieures dues au mordillement. Traitement : Une myothérapie s’impose, elle a l’effet d’améliorer le tonus musculaire labiale. L’utilisation d’un appareillage orthodontique s’avère efficace quand il s’agit du LIPBUMPER dont l’action est de s’opposer à l’action musculaire de la lèvre inférieure, c’est un pare-chocs qui comporte un manchon en plastique ou en résine destiné à cet effet. Conclusion Connaître la physiologie des fonctions, c’est savoir diagnostiquer la pathologie, les répercussions sur le développement et la croissance faciale du sujet, ainsi que son esthétique. C’est à partir de cela que doit se baser la démarche thérapeutique de l’orthodontiste afin de prévenir, intercepter, et corriger les différentes anomalies fonctionnelles et ceci pour garantir à nos patients une qualité de vie meilleure. Bibliographie _ M. Chateau ; Bases fondamentales_ édition Julien Perlat _ 1975 _ Daniel Rozencweig ; Algies et dysfonctionnement de l’appareil manducateur_ édition CdP _ Avril 1994 _ Francis Bassigny ; Manuel d’orthopédie dento-faciale _ 2éme édition Masson 1991 _ H. Léonhardt ; Anatomie 2 _ viscères _ édition Flammarion _ médecine science1981 _ Petit Larousse de la médecine _ M. Château ; Orthopédie dento-faciale tome2 (clinique : Dc, TRT, orthognathie…) Édition CdP _ Langlade Michel ; Diagnostic orthodontique_ édition Maloine S.A1981 Thomas Rakosi et Irmtrud Jonas ; Atlas se médecine dentaire, Orthopédie dentofaciale, Diagnostic _édition Médecine Science. Flammarion 1992 _ E.M.C : Phonation et orthodontie _ 22-009-B-10 Temps buccal de la déglutition salivaire _ 22-008-A-20 Réadaptation fonctionnelle oro-faciale _ 23-495-A-10 Physiologie et physiopathologie de la mastication _ 22-008-A-15 Théories et étiologies des anomalies dento-maxillaires _ 23-470-A-10 si vous voulez télécharcher tout le document avec illustration, aller sur le lien suivant:http://www.archive-host.com/fichierm.php?fichier=colloqueanomaliesfonctionnelles.doc&membre=1301338868

samedi 24 février 2007

colloque sur les anomalies fonctionnelles (5)

La phonation Définition : La phonation est une fonction à but de communication. Elle nécessite la participation de plusieurs unités anatomiques permettant l’inspiration puis l’expiration de l’air qui se transforme en son audible et compréhensible sous forme de phonèmes après son passage par les cavités buccopharyngées. La phonation est un acte entièrement volontaire et complexe qui intéresse les poumons, le pharyngo-larynx, les cavités nasales, sus glottiques et la cavité buccale (langue, dents, joues et lèvres). L’orthodontiste s’intéresse au comportement articulatoire qui aboutit à l’émission des phonèmes Mécanisme : Le langage articulé est constitué de phonèmes. L’articulation correcte ou incorrecte de ces derniers est déterminée par la position du voile, de la langue et des lèvres. Les phonèmes se classent en voyelles et consonnes. Les voyelles sont prononcées voile fermé ; l’air passe par des caisses de résonance qui sont : La cavité buccale pour les voyelles aigues tel le [I], [OU] qui sont obtenus par rapprochement des maxillaires. Le [I] est obtenu avec étirement des commissures labiales. Le [OU] est obtenu avec étirement des lèvres vers l’avant. La cavité pharyngée pour les voyelles grave tel le [A] et le [O]. Le [A] par exemple est prononcé bouche grande ouverte, la langue au plancher. Les consonnes : Il existe plusieurs type de consonnes suivant les rapports lèvres / lèvres, lèvres / dents, langue / dents et langue / palais. Le type de consonne et appuis respectifs (voir sur le tabeau dans le document word) Normalement chez l’adulte, la langue ne doit jamais prendre appui sur les incisives supérieures (Il n’y a pas de point d’articulation linguo dentale supérieur) ni s’interposer entre les arcades pour la prononciation des phonèmes. Examen clinique de la phonation : Dans certains cas, il est préférable d’asseoir le patient transversalement par rapport au fauteuil, les jambes pendantes, le dos non soutenu de façon à pouvoir l’examiner sous différents angles. L’examen consiste à le faire parler ou lire en s’assurant qu’il est bien détendu. Certains mots ou syllabes sont répétées plusieurs fois afin d’apprécier les appuis linguaux lors de leur émission. Prononciation du D, T, N : En écartant les lèvres, le praticien examine l’appui lingual qui se situe en l’absence d’altération de la phonation au niveau de la papille rétroincisive. Prononciation des sifflantes et des chuintantes : Le patient est prié de répéter les mots «Mississipi », « chuchoter », « jus » en examinant toujours la langue. Le patient peut dire mithithipi th en anglais ou encore prononcer « zu » au lieu de « jus ». Prononciation des labiodentales : On demande au patient de dire le mot FEU ou VŒUX. Noter la position de la lèvre qui peut effleurer ou s’interposer entre les incisives Troubles de la phonation : Parmi les nombreux troubles de l’articulation des sons, seuls ceux des consonnes dont l’émission peu entraîner des rapports anormaux des muscles buccaux avec le système dentaires intéressent les orthodontistes. Schématiquement, on peut énumérer ces anomalies de la façon suivante : _D, N, T, L : Une position antérieure de la langue frappant les faces palatines des incisives supérieures au lieu de prendre contact avec la papille rétroincisive, ou s’interpose entre les dents _S, Z : Une éventuelle interposition de la langue avec pulsion antérieure, en association d’une déglutition infantile peut s’observer ; parfois les bords de la langue se positionne entre les molaires. Le S peut être prononcé TH en anglais. _F, V : la lèvre inférieure s’accroche ou s’interpose partiellement ou complètement entre les incisives supérieures et inférieures ; une dissymétrie de contraction des lèvres peut également être notée. _Le zozotement ou zézaiement le patient prononce PIZON au lieu PIGEON _Le chuintement : la prononciation de CH comme CHIEN en S et le patient dit SIEN _La confusion de syllabes sourdes et sonores : entre B et P ou F et V Répercussion sur la face : _Les troubles de la phonation ne se trouvent généralement pas isolés mais souvent associées à une déglutition atypique. _Une proalvéolie incisive supérieure due à l’appui antérieur de la langue. _Infra alvéolie incisive due à l’interposition de la langue au repos ou en fonction ou l’existence de pressions concomitantes de la langue et des lèvres au moment de la déglutition et de la phonation. _La rétroalvéolie inférieure due l’interposition labiale lors de l’émission des labiodentales. _Hypotonicité et éversion labiale. Traitement : Bien que la prise en charge des patients qui présentent des troubles de la phonation nécessite une entraide pluridisciplinaire, l’orthodontiste peut organiser des séances de rééducation de la phonation en motivant le patient ; il faut qu’il prenne conscience du geste anormal et connaisse le but recherché. Quelques exercices sont exécutés au cabinet à mesure d’une série de 12 à 15 séances et recommandés de façon quotidienne. Dans une première séance, le praticien demande au patient de prononcer D, N, T, en lettres simples, en suite en syllabes DA, NA, TA puis de les doubler DADA, NANA, TATA. La deuxième séance, on s’attache à l’articulation du L, N et Gn. Entre chaque séance, l’enfant doit effectuer des exercices biquotidiens devant un miroir. Pendant les séances suivantes, on lui demande de dire des mots dont les premiers ne comprennent que des phonèmes faisant l’objet de sa rééducation comme date, dindon et tartine puis on laisse à l’enfant le choix des mots pour qu’il prenne une partie active de sa rééducation. Les dernières séances, on lui demande se lire ou de réciter quelques récitations apprises auparavant pour automatiser les nouveaux appuis. si vous voulez télécharcher tout le document avec illustration, aller sur le lien suivant:http://www.archive-host.com/fichierm.php?fichier=colloqueanomaliesfonctionnelles.doc&membre=1301338868

la mastication

Définition :

La mastication constitue le premier temps de la fonction nutritionnelle, elle assure la réduction des aliments par l’action chimique de la salive et mécanique des dents en un bol alimentaire prêt à être dégluti.

Elle fait intervenir les arcades dentaires et les maxillaires respectifs, les muscles masticateurs et les ATM.

La réduction mécanique du bol alimentaire est assurée par des mouvements rythmiques d’ouverture et de fermeture combinés à des mouvements de propulsion, rétropulsion et de diduction de la mandibule.

Physiologie :

Schématiquement, l'ouverture sera caractérisée par une contraction des abaisseurs, alors que les élévateurs sont étirés passivement. A la fermeture, on assistera à une contraction progressive des élévateurs, associée à une activité décroissante mais non nulle des abaisseurs qui contrôleront donc le mouvement de fermeture assurant sa précision et un amortissement du choc occlusal.

La mastication s’établie en passant par plusieurs cycles masticatoires.

Un schéma type d’un cycle masticatoire est décrit par une trajectoire du point incisif qui revient à la fin de chaque cycle à la position de départ, celui-ci est divisé en plusieurs phases :

La phase préparatoire : correspond à la descente du point incisif vers le coté non travaillant à partir de la position d’occlusion centrée et jusqu’à rejoindre la ligne médiane. Il continue à descendre en allant vers le coté opposé c à d le côté travaillant et ce jusqu’au contact du bol alimentaire.

La mandibule effectue un mouvement d’ouverture.

La phase d’établissement du contact avec le bol alimentaire : toujours du coté travaillant, la mandibule commence à remonter pendant que le point incisif remonte vers le haut jusqu’au contact avec le bol alimentaire. Cette phase est suivie d’une phase d’écrasement qui n’est autre que le même mouvement mais d’amplitude plus accentuée pour permettre aux dents d’écraser les aliments entre les faces triturantes.

Puis d’une phase de broiement qui correspond au mouvement de diduction de la mandibule. Elle correspond à la partie supérieure du cycle.

La phase en occlusion centrée : à sa fin le point incisif revient à sa position initiale où il rejoint brusquement la ligne médiane.

Schéma représentatif d’un cycle masticatoire :

Examen clinique :

Au cours de la mastication, l’ensemble de la musculature oro-faciale participe de façon plus au moins considérable, l’examen se portera sur les deux muscles qui contribuent d’une façon significative : le temporal et le masséter.

Examen exobuccal :

Un examen statique est indispensable ; il consiste à :

-Évaluer la symétrie faciale et le degré de développement osseux ainsi que la tonicité musculaire des deux côtés de la face par la palpation ; s’il existe un coté plus développé que l’autre et/ou des temporaux hypertoniques on peut soupçonner une mastication unilatérale dans le premier cas et temporale dans le deuxième.

-la palpation des masséters permet de noter leur tonicité.

Aussi important que l’examen statique, l’examen dynamique consiste à :

-Evaluer l’amplitude des mouvements mandibulaires

-Noter la liberté des mouvements de latéralité et de propulsion.

-Déceler certaines douleurs dysfonctionnelles des ATM ou bruits articulaires.

Examen endobuccal :

Il consiste en un examen occlusal surtout chez l’enfant en denture lactéale, examiner dans le sens vertical l’overbite : une éventuelle supraclusie peut être d’origine de mastication perturbée.

L’examen de l’état d’éruption des dents en particulier la dent de 6 ans.

L’état parodontal : présence de tartre si le patient présente une mastication unilatérale préférentielle.

Les différentes variétés de mastication :

Le type masticatoire le plus fréquemment rencontré est la mastication unilatérale alternée observée chez 80% des sujets ce qui coïncide avec une mastication massétérine. Il existe d’autres types tel la mastication unilatérale préférentielle du côté gauche ou droit ou mastication bilatérale caractérisant la mastication temporale.

La mastication massétérine :

Où le masséter est le muscle le plus actif, elle provoque une stimulation importante et renforcement de l’os, elle permet la liberté des mouvements de diduction et caractérisée par broiement efficace des aliments.

Déplacement vers l’avant de la mandibule et par conséquent l’arcade dentaire inférieure ; ce qui contribue à corriger la distoposition physiologique et ceci entraîne une bonne position de la dent de 6 ans.

C’est à dire la mastication massétérine est considérée comme étant la plus bénéfique pour l’établissement de bons rapports occlusaux.

Il existe chez certains patients une hyperactivité des muscles masséters ce qui engendre une musculature puissante et face courte.

La mastication pathologique et son retentissement sur l’ensemble stomatognatique :

La mastication temporale : La mastication peut être modifiée en fonction du type d’alimentation, suite à une diminution de l’activité masticatoire due à une alimentation semi liquide ne remplissant plus sa fonction, la mandibule réalise des mouvements verticaux qui caractérisent la mastication temporale, les mouvements de diduction et de latéralité ainsi que les mouvements de broiement propre à la mastication massétérine ne s’établissant plus, chose qui altère l’appareil manducateur.

Présentant plusieurs inconvénients qui affectent le développement des structures osseuses la mastication temporale peut aboutir à :

¨ Dans le sens antéropostérieur à une rétrognathie à cause de l’absence de mouvements antérieurs de la mandibule propre à la mastication massétérine.

¨ Dans le sens vertical, un surplomb incisif important c à d une supraclusion.

¨ Troubles d’éruption des dents permanentes en particulier la dent de 6 ans.

A ceci s’ajoutent plusieurs aspects d’une fonction défectueuse entre autre :

¨ Troubles affectant le cycle masticatoire : ils concernent une altération de l’une des phases du cycle masticatoire qui se traduit par des interférences obligeant la mandibule à se dévier pour passer de la RC à l’ICM.

¨ Troubles articulaires et musculaires : tel les douleurs, les craquements, bruits articulaires et spasmes musculaires pendant la mastication.

¨ Les contacts cuspide/cuspide créent une instabilité et une incoordination musculaires responsables d'une hyperactivité musculaire.

¨ Dans le sens transversal : Les interférences et les prématurités dentaires peuvent être à l’origine de latérodéviation mandibulaire associée à un syndrome algique et dysfonctionnel de l’appareil manducateur.

¨ Hypotonicité des muscles masticateurs, muscles relâchés.

¨ Diminution et limitation des mouvements mandibulaires dans tous les sens.

Traitement :

§ Traitement préventif par alimentation solide dès l’éruption des dents temporaires.

§ Etant donné que la mastication est une fonction évolutive, l’apprentissage des différents mouvements mandibulaires essentiellement ceux de latéralité et diduction.

§ Gymnastique des muscles masticateurs à l’aide de mastication de chewing-gum fluoré.

§ Contre l’hypotonicité musculaire une rééducation est souvent indispensable par des exercices myotensifs.

§ Correction des interférences occlusales et prématurités par meulage sélectif.

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vendredi 23 février 2007

respiration

Définition :

La respiration est une fonction vitale qui comporte l’échange des gaz entre l’organisme et le milieu ambiant, le transport des gaz emprunte les voies respiratoires supérieures et moyennes : nez, fosses nasales, pharynx,et inférieures : larynx, trachée, bronches et poumons.

Elle se fait en deux phases :

- une phase inspirative : pendant laquelle la cage thoracique s’élargie pour permettre aux poumons d’absorber l’air inspiré.

- une phase expirative : pendant laquelle les muscles du diaphragme se contractent pour chasser l’air contenu dans les poumons.

Sachant que la respiration normale est la respiration par le nez, les conditions nécessaires à une ventilation nasale optimale sont le libre passage de l’air par les fosses nasales et la fermeture hermétique de la cavité buccale avec présence de contact entre le voile du palais et la base de la langue.

En ODF, l’étude de la respiration permet de connaître l’étiologie de certaines anomalies qui peuvent exister suite à une respiration pathologique et par conséquent établir un diagnostic précoce afin d’intercepter les complications de ces anomalies.

Coupe paramédiane de la tête et du thorax

Examen clinique :

Il permet d’orienter l’orthodontiste vers le type respiratoire du patient et par conséquent connaître l’origine des anomalies qu’il peut présenter.

Il faut noter l’équilibre ou le déséquilibre staturo-pondérale, la position de la tête par rapport à la colonne vertébrale ainsi que la forme du visage, celle du nez et particulièrement les narines ; la présence ou l’absence du stomion.

Pour cela plusieurs tests sont effectués dans ce but :

Examen des muscles des ailes du nez :

Il consiste en l’examen du diamètre de l’orifice

nasal, la modification du diamètre narinaire est caractéristique ; de l’inspiration à l’expiration le diamètre narinaire augmente ; ceci est signe de respiration nasale, chez les respirateurs buccaux le diamètre narinaire reste inchangé du fait de l’inactivité relative des muscles narinaires.

Test du miroir :

Placer sous chaque narine un miroir et vérifier la quantité de buée qui se forme. Ce test consiste à mesurer la perméabilité narinaire. Sachant qu’il existe un cycle physiologique nasal, de six heures, pendant lequel l’activité de l’une des narines est prépondérante par rapport à l’autre donc une différence notée n’est pas toujours significative.

Test de Rosenthal :

Consiste à faire subir au sujet vingt respirations nasales consécutives, si le sujet souffre d’une mauvaise ventilation nasale, il peut présenter les signes suivants :

Essoufflement- pouls accéléré – le patient ouvre sa bouche avant la vingtième respiration.

Test du réflexe narinaire :

Appliquer pendant une seconde une légère pression sur les ailes du nez jusqu’au contact de la cloison médiane.

L’ouverture instantanée des orifices narinaires est signe de ventilation nasale.

Examen complémentaire :

C’est l’examen O.R.L , l’exploration du nez et de l’oropharynx au spéculum et aumiroir ainsi que l’exploration par un toucher pharyngien mené avec douceur permettent d’évaluer le rétrécissement anatomique et /ou présence de végétation adénoïdes ou amygdales.

Respiration pathologique :

Ne s’intéressant qu’à la sphère oro-faciale et les troubles qui peuvent s’y installer, les orthodontistes considèrent la respiration buccale et/ou oro-nasale comme étant une respiration pathologique vu les anomalies basales et alvéolaires qui peuvent en découler. Celle -ci se voit chez un sujet dont les signes suivants sont très évocateurs :

Signes cliniques d’une respiration pathologique :

_Le patient est pâle et chétif aux yeux cernés.

_La tête est située en avant par rapport à la colonne vertébrale.

_Face étroite et longue.

_Présence de mucosités au niveau de l’une des narines.

_Pommettes effacées.

_Os propres du nez plats.

_ Narines étroites.

_Lèvres non jointes et sèches.

Signes radiologiques :

Sur TLR :

_Base de la langue et voile du palais qui ne sont

pas en contact.

_Image d’encombrement pharyngé en cas d’obstruction moyenne.

_Signes de rotation postérieure.

_Descente de l’os hyoïde.

Sur panoramique :

_Eventuelle déviation de la cloison nasale.

Signes buccaux :

_Palais osseux profond.

_Arcade supérieure étroite enV.

_Palais mou verticalement orienté.

_ hypertrophie des amygdales.

_Végétations adénoïdes volumineuses.

_Une occlusion croisée uni ou bilatérale.

_ Position de type 1 : la langue est plate et protrusive, la pointe se plaque contre les incisives inférieures, ce type lingual s’accompagne souvent d’une anomalie du type articulé inversé incisif (Classe III)

-position de type 2 : la langue est plate et rétractée, ce type lingual s’accompagne d’une anomalie alvéolo-dentaire de classe II.

Etiologie de la respiration buccale :

§ Traumatisme nasal.

§ Déformation nasale congénitale.

§ Présence de végétations adénoïdes ou d’amygdales volumineuses.

§ Cornet inférieur enflammé ou hyperdéveloppé.

§ Antécédents d’allergie ou de rhino-pharyngite.

Retentissement de la respiration buccale sur la face :

1. Dans le sens antéropostérieur : une rétrognathie mandibulaire par rotation postérieure, issue d’une attitude fonctionnelle de bouche ouverte pour éviter la compression des voies aériennes d’où l’insuffisance de respiration nasale, associée à une supraclusie dans le sens vertical due à l’égression des incisives supérieures.

2. Proalvéolie supérieure due à une langue plate et rétractée responsable d’une anomalie de classe II.

3. Proglissement mandibulaire pour compenser l ‘inocclusion labiale et donc une croissance faciale verticale et tendance à la classe III avec des relations en bout à bout incisif.

4. Dans le sens transversal, une ventilation buccale ralentit la croissance du maxillaire et ce par un manque de développement transversal de l’étage maxillo-nasal de la face. Il en résulte donc un maxillaire étroit et profond c à d’une endognathie.

En effet, d’après H.B Bilmer qui a décrit le syndrome de micro-rhinodysplasie associant un hypodéveloppement du massif facial à une respiration buccale.

5. Dans le sens vertical, infraclusion et béance antérieure.